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Didier Lavadoux, guide par passion

Didier Lavadoux est « Guide de la baie du Mont-Saint-Michel ». Il est travailleur indépendant. Avec lui, son chien Raphia, qui le suit toujours lors des traversées des grèves.

La baie du Mont-Saint-Michel, espace de 250 km2 d’estran meuble, a de tout temps fait l’objet de traversées. Didier Lavadoux, de Genêts, guide agréé par l’État et le conseil général, et président du Gir (Groupement de guides professionnels), parle de sa passion et des traversées.

Vous êtes président de l’association des guides de la baie du Mont-Saint-Michel agréés par l’État. Que cela signifie-t-il exactement ?

Cette association s’appelle le Gir (Groupement interprofessionnel de la randonnée en baie du Mont-Saint-Michel). Elle représente ses adhérents auprès des administrations, des collectivités locales et de tout organisme chargé de la promotion des randonnées. Elle contribue au développement de la sécurité dans la pratique des activités de randonnée.

Combien êtes-vous de guides à avoir cet agrément, gage de qualité et de professionnalisme ?

Trente-quatre guides pédestres et trois guides équestres sont agréés pour 2005. Chacun guide est porteur de la carte « Guide de la baie » décernée par une commission d’agrément, dans le respect d’une charte consignée par l’État et le conseil général de la Manche.

Combien de personnes traversent la baie chaque année ?

Environ 90 000 personnes traversent notre baie du Mont-Saint-Michel, parmi eux, un nombre grandissant d’étrangers (Anglais, Belges…). J’ai eu l’occasion d’accompagner des Australiens, des Brésiliens… Mais cela reste anecdotique.

La traversée de la baie est une tradition. Aujourd’hui, les randonneurs ont-ils toujours l’âme du pèlerin du Moyen Age ? Que viennent-ils chercher ?

Les traversées sont vécues comme une communion avec la nature, un rapprochement avec la vie des gens du littoral et leurs us et coutumes, avec l’histoire… Personnellement, je ne manque pas de rappeler que nous n’inventons rien. Nous ne faisons que marcher sur les traces des Miquelots (pèlerins religieux). Peu importent les convictions religieuses, aucun randonneur ne reste insensible au fait.

Randonnées simples, randonnées commentées ou à thèmes, que préfère le public ?

Les randonnées traditionnelles, souvent de grands groupes, sont l’occasion d’une marche dans un lieu atypique ou un moment de méditation. Les traversées commentées ou à thème (groupes limités) ont ma préférence. C’est le moyen, dans un esprit convivial, de partager ma passion pour ce site remarquable.

Comment voyez-vous l’avenir des traversées de baie ? Surtout avec Natura 2000 et le nouvel aspect qu’aura la baie après les travaux de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel ?

L’activité de guide est une véritable profession d’animateur accompagnateur, une manne pour toute notre région. Il est vrai qu’avec Natura 2000, nous avons quelques craintes. Mais je souhaite vivement que le Gir soit associé au comité de pilotage de ses différents ateliers. La concertation avec les principaux protagonistes de la baie me semble une nécessité.

Propos recueillis par Michel COUPARD. Ouest-France du lundi 11 juillet 2005
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